Bon plan Roller


Donatien André


Le 09/05/2011 17:23

LES ASTUCES ET CONSEILS POUR PATINER EN HIVER

conseil

Côté matériel...

Les roulements : opter pour la graisse
Les sols humides sont propices à la détérioration des alliages de roulements. Il suffit qu'une pellicule d'eau se pose sur la face externe du roulement pour que celui-ci commence à rouiller. Pour peu que le patineurs passent sur un revêtement mouillé ou dans des flaques, l'eau va s'infiltrer entre les flasques et inonder les gorges du roulement. C'est pourquoi il faudra immédiatement nettoyer le roulement après usage. Les roulements graissés sont moins performants que les roulements huilés mais ils résistent mieux à l'humidité. La graisse, plus visqueuse que l'huile, est hydrophobe, et reste davantage dans le roulement.

Les roues : des pneus pluie ?
Il existe depuis peu des roues spécialement adaptées pour les sols humides et glissant. Elles offrent une meilleure adhérence que leurs consoeurs traditionnelles. En revanche, sur sol sec, il semblerait qu'elle collent beaucoup trop à la route. Si vous tenez à vous entraîner quelques soient les conditions météorologiques et que vous n'êtes pas trop sûr de votre patinage. Les roues "Continental" sont peut-être une solution.

Réviser et entretenir le matériel plus régulièrement
La rigueur du climat hivernal nécessite une attention particulière au matériel. Les roulements doivent être vérifiés après chaque sortie, et immédiatement démontés en cas de pluie. Les chaussures des rollers ne doivent pas être laissées dans un sac plastique où elles risquent de moisir mais être entreposées dans un endroit sec. Si elles sont trempées, remplissez les de papier journal pour absorber l'eau. N'oubliez pas d'enlever les semelles de propreté pour accélérer le séchage. Veillez à changer le papier régulièrement les premières heures. Enfin, n'hésitez pas à passer un coup de chiffon sur les platines pour enlever les dépôts d'impuretés qui s'y nichent.

La tenue vestimentaire

Les matériaux respirant
Les grandes marques proposent aujourd'hui des produits favorisant l'évacuation de la transpiration qui peuvent être aussi être coupe vent. Le problème des imperméables est leur fâcheuse tendance à retenir la transpiration. Les vêtements se transforment en sauna, le corps est trempé, et le patineur attrape froid avec la vitesse. Pour que ces technologies soient efficaces, il ne faut pas multiplier les couches de vêtements et favoriser le coton qui absorbe mieux l'humidité.

Se découvrir au fur et à mesure
Durant l'échauffement, le corps a besoin de conserver un peu de chaleur. C'est pourquoi il faut être bien couvert en début de séance. Progressivement, la machine se met en marche, et la chaleur procurée par l'effort physique compense la perte due au froid. Il est important de se débarrasser d'une partie des vêtements ou la transpiration va accentuer l'effet du froid. C'est donc un juste milieu à trouver. Dès que vous faîtes une pause, n'attendez pas d'avoir froid avant de vous couvrir.

Etre visible et voir la nuit
Le jour baissant en hiver, il est fréquent de devoir s'entraîner dans la pénombre, le matin ou le soir. Il n'est pas toujours évident de trouver des itinéraires entièrement éclairés. Ainsi pour sa propre sécurité et pour celle d'autrui, il est préférable d'utiliser quelques accessoires adaptés. Certains vêtements de sport sont équipés de matériaux réfléchissant la lumière des phares. Il existe également des bracelets fluorescent et clignotant qui aident à être vu de loin. Certains patineurs utilisent même des veilleuses de vélos montées sur leur sac ou leur casque. On trouve même quelques personnes qui ont adapté une lampe frontale sur l'avant du casque afin d'ouvrir la route.

Vitesse : Les cache patins
Les chaussures en cuir et carbone supportent mal les agressions de l'eau. Les fabricants ont conçu des caches patins en tissus imperméable et en néoprène qui limitent l'entrée de l'humidité et du froid.

L'entraînement

Démarrer progressivement
Si parfois l'été on peut se permettre de démarrer un entraînement de façon brutale, il en est autrement lorsque le thermomètre flirte avec le zéro. Les muscles sont endormis, contractés, les risques de claquage, de déchirure ou d'élongation augmentent. Ainsi, la mise en action doit être progressive. Le corps demande un minimum de préparation avant de tourner à plein rendement. Comptez au minimum 20 ou 30 minutes avant de passer à des exercices de forte intensité. Si vous souhaitez vous étirer, l'idéal est de le faire à l'abri du vent ou dans un endroit chauffé, pour ne pas refroidir avant le reste de la séance.

Réduire les pauses
Les moments de calme et de récupération à l'intérieur des séances sont souvent ceux où le corps refroidit. Il est préférable pour le patineur d'effectuer la récupération de façon plus active qu'à l'ordinaire, en restant en mouvement, mais à une intensité faible. La récupération statique n'est pas conseillé parce que d'une part, elle laisse le corps refroidir et d'autre part, parce qu'elle ne favorise pas l'évacuation des acides produits durant l'effort. Il vaut mieux rouler tranquillement que de s'asseoir.

Prévoir des portions énergétiques
Le besoin de régulation thermique dû au froid nécessite un besoin en énergie plus important qu'en été. Quelques barres de céréales seront les bienvenues lors de séances longues pour compenser ce surcoût. Comme disent les cyclistes, il faut manger avant d'avoir faim, et boire avant d'avoir soif pour éviter les coups de barre.

S'entraîner en salle ?
Si l'idée n'est pas toujours plaisante pour les adeptes des grandes espaces, l'entraînement en salle présente néanmoins quelques avantages. Tout d'abord, la qualité du lieu est constante, la température ne varie pas trop, le sol est normalement sec, les courants d'air peu fréquents. De plus, cela peut être le moment de travailler sa technique, notamment en virage. Les endroits clos et restreints demandent une attention de patinage bien spécifique concernant les prises de carres.

Varier les disciplines sportives

Enfin, si vous rechignez à rouler sous la pluie, personne ne vous en tiendra rigueur. Il existe de nombreuses disciplines complémentaires qui peuvent être intégrées dans l'entraînement de roller. En élite, par exemple, les entraînements de vélo alternent avec les séances sur les patins. Une sortie de récupération ou d'endurance avec des cyclistes remplacera aisément quelques heures de patinage. La course à pied permet également de compléter la préparation. Au Canada, les patineurs complètent leur entraînement avec du patinage sur glace. L'idéal reste de s'adresser à un entraîneur...

Source : http://www.rollerenligne.com/dossiers/patiner_en_hiver.htm
 

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